Les heures souterraines – Delphine de Vigan

Résumé : Mathilde travaille dans la même entreprise depuis 8 ans, elle est mère de trois enfants et veuve. Tout ce passe bien jusqu’à ce jour où tout déraille, son responsable la prend en grippe. A partir de là débute plein de petites refléxions, l’isolement la gagne car comment expliquer à ces amis ces touts petits rien, qui pris un par un ne devrait pas provoquer un tel cataclysme, c’est de le sensibilité ou de la susceptibilité. Mais pris ensemble cela devient du harcèlement, une mise au placard dans le jargon professionnelle. Petit à petit, elle perd son entrain, sa joie de vivre, tout devient plus compliqué.

Thibault a été médecin de campagne, dans son village natal. Puis pour sentir la ville et son fonctionnement a décidé de tout quitter pour être médecin d’urgence dans la capitale. Il raconte toute la misère et la solitude qu’il peux apercevoir dans le cadre de son travail, les visages fatigués, les rendez-vous médicaux qui se passent au sein même de l’entreprise pour gagner du temps.

Deux destins qui se mêlent et s’entremêlent. Ils se croisent dans ce que nous avons créés comme société. La lassitude les gagnent ainsi que le mal-être d’une vie toujours plus rapide et avec toujours moins de considération pour l’autre.

Mon avis : Un roman glaçant de réalisme de la vie d’entreprise qui ne laisse place à aucun doute, qui n’excuse pas. Tout y est insidieux. Les mots sont faciles et bien choisis. Ce livre raconte une triste réalité de la vie dans la capitale, ses métros, ses habitudes parisiennes. Delphine de Vigan trouve encore une fois les mots qui touchent, qui laisse un arrière goût amère de déjà vu ou déjà entendu.

Date de parution : 26 août 2009

Elle rêve parfois d’un homme à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n’aurait pas peur des larmes derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes. Un homme qui saurait. Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants. Il y a longtemps qu’elle le sait.

Delphine de Vigan, Les heures souterraines

Elle rêve parfois d’un homme à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n’aurait pas peur des larmes derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes. Un homme qui saurait. Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants. Il y a longtemps qu’elle le sait.

Delphine de Vigan, Les heures souterraines

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :